janvier 1871 :

Journée du 28 janvier :

Le gouvernement de Paris signe un armistice de 21 jours.
Les allemands viennent occuper les départements d'Indre-et-Loire, du Loir-et-Cher et du Loiret

Journée du 29 janvier :

Position des troupes :

Tous ces mouvements étaient presque terminés au moment de la signature du traité de paix.

  février 1871 :

Journée du 1er février :

Arrivée de Jules Simon à Bordeaux

Journée du 5 février :

Démission de Gambetta

Le général Chanzy est à Paris pour le conseil de guerre présidé par le général Trochu. Il décrit son armée comme apte à causer beaucoup de mal à l'ennemi et demande que le traité avec les allemands soit sans la moindre concession. Il est décidé de poursuivre les préparatifs de l'armée de la Loire en vue d'une reprise des hostilités.

Journée du 8 février :

Election de l'Assemblée Nationale

Tableau donnant les effectifs des forces en arrière de la Mayenne, à la date du 8 février, d'après les revues passées dans chaque corps par l'intendance. (source Chanzy page 661)

 
Officiers
Hommes
Chevaux
Etats-majors
231
1889
897
Infanterie de ligne
1124
44170
1207
Troupes de marine
96
3308
43
Garde mobile
1443
62163
410
Mobilisés
658
79845
68
Corps francs
247
5115
79
Cavalerie
632
9313
9030
Artillerie
229
12639
11476
Génie
60
2425
229
Gendarmerie
68
1727
817
Services divers.
164
4767
2541
Totaux
4952
227361
26797

L'artillerie de ces forces se composait de :

Total : 74 batteries, 430 bouches à feu.

 

Journée du 11 février :

Le général Chanzy est élu député à l'assemblée nationale par le département des Ardennes.

Journée du 13 février :

Départ du général Chanzy pour Bordeaux.

Journée du 18 février :

Prolongation de l'armistice de cinq jours.

  mars 1871 :

Journée du 7 mars :

La paix revenue, le gouvernement décide le licenciement ; les mobiles et mobilisés regagnent la vie civile.

Les troupes de ligne sont réorganisées en différents lieux dont les grandes villes et l'Algérie.

Le général Chanzy, est relevé de son commandement.

Lettre du général Le Flô au général Chanzy :

Bordeaux, le 7 mars 1871.

Mon cher Général,

Un décret du Gouvernement, qui sera au Moniteur de demain dissout toutes les armées ou corps d'armée du territoire, et supprime par conséquent tous les états-majors qui y étaient attachés. La deuxième armée est naturellement comprise dans cette mesure, et votre commandement cessera par conséquent à dater de demain. Au moment où vous rentrez dans la disponibilité, en attendant que des circonstances plus heureuses me permettent d'utiliser vos talents et votre dévouement, je veux vous offrir toutes mes félicitations sur l'honneur que vous vous êtes fait et les brillants services que vous avez rendus. Dites à votre brave armée, officiers de tous grades et soldats, que je les remercie au nom de notre pays tout entier de leur courage et de leur patriotisme. Si la France avait pu être sauvée, elle l'eût été par eux. La fortune ne l'a pas voulu; résignons-nous momentanément, mais ne désespérons jamais de ses grandes destinées, que rien ni personne ne pourrait jamais arrêter.
Recevez, mon cher Général, l'assurance de mes meilleurs sentiments.

Le Ministre de la Guerre: Général Le Flô.

Journée du 14 mars :

"Avant de se séparer de son armée, le général en chef lui adressa, du quartier général de Poitiers, l'ordre suivant, qui était son adieu :

Officiers et soldats de la deuxième armée,

Le traité ratifié le 1e mars par l'Assemblée nationale met fin à la guerre. Les armées sont dissoutes.
En m'informant que mon commandement cesse, le ministre de la guerre ajoute : "Dites à votre brave armée, officiers de tous grades et soldats, que je les remercie au nom de notre pays tout entier de leur courage et de leur patriotisme. Si la France avait pu être sauvée, elle l'eût été par eux. La fortune ne l'a pas voulu".
Je suis heureux de porter à votre connaissance ce témoignage de la satisfaction du gouvernement. Vous pourrez être fiers d'avoir fait partie de la deuxième armée, dont les efforts, s'ils n'ont pas abouti au succès que vous avez poursuivi avec tant d'opiniâtreté, ne resteronts pas sans gloire pour le pays dont ils ont contribué à sauver l'honneur.
Vous avez tenu tête aux armées les plus nombreuses et les mieux commandées de l'Allemagne. L'histoire racontera ce que vous avez fait; l'ennemi lui-même s'honorera en vous rendant justice.
Vous allez rejoindre vos foyers, vos garnisons; conservez inébranlable votre dévouement au pays; restez, quoiqu'il arrive, les défenseurs de l'ordre.
Quant à moi, mon plus grand honneur est de vous avoir commandés, mon plus vif désir de me retrouver avec vous chaque fois qu'il s'agira de servir la France.

Le général en chef,

Signé : Chanzy.